Mentions de Jean-Yves Dufour

Chronique de 'La France face au mondialisme' par Maurice Livernault dans la 7e lettre du SIEL

04/05/2013

"La France face au mondialisme - Le nouveau Paradigme" par Jean-Yves Dufour

 

On peut affirmer sans ambage que l’auteur a explorĂ© de fond en comble les affres du mondialisme et de sa succursale europĂ©enne, ainsi que leurs dĂ©testables rĂ©percussions sur les peuples des Ă©tats qui la composent, pour autant que cette dĂ©finition puisse encore leur ĂȘtre appliquĂ©e, au regard de la piteuse vassalitĂ© qui est devenue l’attitude de la plupart de leurs dirigeants.

 

En prĂ©ambule il dissĂšque la notion de souverainisme, (Ă  laquelle il a la bontĂ© d’associer le «socialiste» Montebourg), apparue dans le vocabulaire politique surtout depuis le traitĂ© de Maastricht en 1992, puisqu’auparavant la pratique de la souverainetĂ© paraissait toute naturelle ; cependant, aprĂšs une perspicace et fructueuse incursion dans le temps, il semble que le ver Ă©tait dĂ©jĂ  dans le fruit bien avant que l’électorat français ne ratifiĂąt cette convention indigeste, d’ailleurs d’extrĂȘme justesse. Puis sont Ă©voquĂ©es dans le dĂ©tail les ambigĂŒitĂ©s artificielles souvent venimeuses Ă©laborĂ©es autour de ce nĂ©ologisme par ses dĂ©tracteurs de tous bords, afin de le rendre obscur et nĂ©faste auprĂšs d’une opinion aujourd’hui de moins en moins rĂ©tive Ă  s’en imprĂ©gner. Ses aspects lĂ©gislatif, judiciaire, territorial et monĂ©taire sont parfaitement dĂ©crits et analysĂ©s.

 

Ensuite l’auteur aborde et dĂ©mystifie les mensonges profĂ©rĂ©s par la classe politico-mĂ©diatique acquise, simultanĂ©ment par opportunisme et dĂ©liquescence morale, Ă  l’idĂ©e de voir le pays se dissoudre dans le magma europĂ©iste et s’y trouver rĂ©duit Ă  n’ĂȘtre plus qu’une sĂšche juxtaposition de rĂ©gions rĂ©gies par le communautarisme, et par consĂ©quent ouvertes aux poussĂ©es sĂ©paratistes. Tous les arguments fallacieux qui nous ont Ă©tĂ© et nous sont encore assĂ©nĂ©s pour nous convaincre des bienfaits d’un systĂšme qui, en contrepartie de la renonciation Ă  la conscience nationale devrait livrer notre descendance Ă  une bĂ©atitude infinie, sont rigoureusement rĂ©futĂ©s, les Ă©checs foisonnant pour en dĂ©montrer l’inanitĂ© et la malfaisance.

 

Il est particuliĂšrement rĂ©confortant que ce travail, qui a nĂ©cessitĂ© maintes investigations et rĂ©flexions, ait Ă©tĂ© accompli par un reprĂ©sentant de la nouvelle gĂ©nĂ©ration, laquelle, malgrĂ© les tentatives d’aliĂ©nation et d’abrutissement auxquelles elle doit faire face, commence Ă  produire une authentique Ă©lite.

 

Ceci Ă©tant dit, et comme il nous arrive de lire aussi les rappels et les annexes, nous signalons Ă  l’auteur quelques bĂ©vues : AndrĂ© Malraux, rĂ©sistant Ă©quivoque et des plus tardifs, ne peut ĂȘtre Compagnon de la LibĂ©ration ; le Parti Communiste Français n’a pas Ă©tĂ© crĂ©e en 1943, mais en 1920, Ă  l’issue du CongrĂšs de Tours, qui vit l’organisation de JaurĂšs et de Guesdes Ă©clater en deux factions rivales.

 

Enfin nous estimons qu’il est pour le moins malhabile d’avoir conclu l’ouvrage sur des citations accolĂ©es de Charles de Gaulle et de LĂ©on Degrelle, pour lequel l’auteur semble avoir une prĂ©dilection assez marquĂ©e.

 

Maurice Livernault

'La France face au mondialisme' chroniquée dans l'Hebdo Bourse Plus Mention dans Vosges Matin pour les élections législatives de 2012